Biennale des Jeunes Créateurs de l’Europe et de la Méditerranée

3 - 12 Septembre 2009

14ème édition - Skopje, République de Macédoine

La ville de Skopje, capitale de la République de Macédoine, accueillera du 3 au 12 Septembre 2009, la 14ème édition de la Biennale des Jeunes Créateurs de l’Europe et de la Méditerranée.

La manifestation est organisée avec le concours de l’Association Internationale pour la Biennale des Jeunes Créateurs de l’Europe et de la Méditerranée, pour promouvoir la jeune création, les échanges internationaux et le dialogue au-delà des frontières politiques et géographiques des pays de la région euroméditerranéenne.

www.bjcem.net

Dans les temps (In times)

Création d’Elodie Garonne, Candie Alet, et Benoît Espinola

Dans les temps naît d’un workshop lancé par les professeurs de l’Ecole Supérieure d’Art d’Aix-en-Provence et le plasticien Rémi Dall’aglio. Le thème donné à ses élèves, alors en 2e année : l’art et la science. A partir de là, Benoît Espinola, Elodie Garrone et Candie Alet ont choisi d’explorer le temps. Avec un mois devant eux (deux semaines de réflexion et deux autres de réalisation), ils créent cette installation en collaboration avec deux autres élèves (Amandine Le Bihan et Lionel Montenot). Plus tard, une exposition de la pièce à la Mairie d’Aix-en-Provence sera proposée. L’enjeu ? Matérialiser le temps, rendre compte de sa possible distorsion, de sa disparité visuelle et auditive, bref mettre en avant la perception d’une notion à la fois commune et différente pour chacun (qui n’a jamais dit : « je n’ai pas vu cette heure passer »). D’où le choix de la mise en abîme d’un métronome - objet mesurant non seulement le temps, mais donnant aussi un tempo - enfermé dans son avatar agrandi, faisant office de leurre, métaphore d’un temps modifiable. A travers un hublot, le spectateur peut voir fonctionner le petit métronome, mais pas l’entendre. Excepté par un micro, visible également. Néanmoins, le son qu’il restitue via le baffle intégré à l’installation ne correspond pas à celui du mouvement (modifié en direct par un programme qui décale le rendu sonore). Le temps devient donc élastique ; sa perception, brouillée. Et ainsi, le spectateur - auditeur se trouve projeté, non plus dans le, mais dans les temps.

- Elodie Garonne

Née le 1.11.87 / / 2008-2009 : 3ème année à l’Ecole Supérieure d’Art d’Aix-en-Provence en vue du DNAP / / 2005-2006 : Année préparatoire à l’Ecole Municipale d’Arts Plastiques de Nice (Villa Thiole) / / 2008 Festival “C’est sud”- Présentation de “Dans les temps”, dans la Salle des Etats de la Mairie d’Aix en Provence / / Participation à une performance artistique à Aix en Provence avec l’artiste Olivier Grossetête – Festival “C’est sud”- / /

- Candie Alet

Née le 25.01.88 / / 2008-2009 3ème année à l’Ecole Supérieure d’Art d’Aix-en-Provence en vue du DNAP / / 2005-2006 : Prépa Beaux Arts à Catsres / / Festival “C’est sud”- Présentation de “Dans les temps”, dans la Salle des Etats de la Mairie d’Aix en Provence / / Participation à une performance artistique à Aix en Provence avec l’artiste Olivier Grossetête Festival “C’est sud”.

- Benoît Espinola

Né le 27.10.84 / / 2008-2009 : 3ème année à l’Ecole Supérieure d’Art d’Aix-en-Provence en vue du DNAP, spécialisation en art et technologie / / 2005-2006 Première année de Licence en Sciences Pour l’Ingénieur à l’Université Paul Cézanne – Aix-Marseille / / 2008 Festival “C’est sud” présentation de “Dans les temps”, dans la Salle des Etats de la Mairie d’Aix en Provence / / Exposition collective Sans titre 1.0 à l’Ecole Supérieure d’Art d’Aix-en-Provence / / Festival c’est sud Exposition collective présentation de « Dans les temps » à l’Hotel de Ville d’Aix-en-Provence / / Installation « Walls » projet de Seconde Année à l’Ecole Supérieure d’Art d’Aix-en-Provence / / 2007 Exposition collective à l’Ecole Supérieure d’Art d’Aix-en-Provence / / 2005 Création d’une fresque pour le programme de l’UNESCO Education for All, exposition à Brasilia au Parlement Brésilien et au siège de l’UNESCO à Paris.

http://benoitespinola.com

Le pavillon à 7 brèches

création de Marine Class et Sara Domenach

Sara Domenach est peintre ; Marine Class, sculpteur. Les deux artistes se sont rencontrées pendant leurs études aux Beaux-arts à Paris et se sont rapidement trouvé des correspondances : le volume et sa représentation picturale grâce à la fonction végétale. Leur travail en binôme explore les potentialités de l’espace et développe la capacité de le reconstruire en tant qu’entité environnementale. Une première collaboration en mars 2008 aboutit à une installation : Mise en bouche. Depuis, elles persévèrent dans le développement de leurs aptitudes complémentaires. En novembre dernier, Tapis volant et Fariboules voient le jour. Aujourd’hui, elles finalisent la maquette de la future installation qu’elles présenteront en septembre 2009 : Le Pavillon à sept brèches. Ce travail marquera la transition entre le réel et le magique en s’appuyant sur le contraste intra-extra, le substrat et sa structure. La représentation d’un espace fermé par définition, un pavillon, sera ouvert à tous les vents avec ses sept ouvertures en référence à la mythologie de Skopje ; des peintures de plantes s’insinueront à l’intérieur et une sculpture débordante éventrera le plafond. L’imaginaire végétal singulier y opère comme un filtre tandis que la sculpture centrale s’apparente à une excroissance du toit qui se développe vers l’intérieur.

- Marine Class

Née le 21.05.83 / / 2007 Obtention du diplôme d’ Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts de paris, atelier de Richard Deacon / / 2005 Obtention du DNSAP Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts de paris, atelier Anne Rochette / / 2001- 2002 Ateliers préparatoires Glacière, de la ville de Paris / / 2008 Exposition collective Terre-Mère espace Commines, fondation Florence / / Exposition Jungle installation avec Sara Domenach galerie du Crous Beaux-Arts Paris / / 2006 Exposition Le Pré Urbain, Jachère/j’achète galerie Ag’art, Amilly, exposition collective / / Les Improbables festival de Fontainebleau au musée de la guerre / / 2005 Exposition collective Parcours d’artistes Pontault-Combault / / 2004 Mémoires de racines avec Sara Favriau et Julie Chabin Monum’, domaine de Saint Cloud, exposition collective / / 2006 bourse ERASMUS, Faculdade de Belas Artes do Porto, Portugal / / 2004 prix “Jeune Création”, Pontault-Combault / / 2007 Commande d’une sculpture en marbre de Carrare pour le restaurant Coste, Saint Germain de Prés

- Sara Domenach

Née le 6.11.80 / / 2008/2009 Résidence, atelier de la ville de Marseille / / 2007 Diplôme national supérieur d’art plastique (DNSAP) Ecole nationale supérieure des beaux arts de Paris / / 2002 Licence d’Arts plastisques, Université de provence Atelier de la Glacière (mairie de Paris) / / 2001 Atelier Clouet, à Paris / / 2008 Exposition personnelle, galerie C.R.O.U.S.-Beaux-arts, Paris / / Expo collective, Espace Commines, Paris / / Mulhouse / / Painting in progress, exposition collective au CAES, Ris Oragis / / Jungle, galerie C.R.O.U.S-Beaux-arts,projet réalisé avec Marine Class / / Festival Ici et demain, Paris / / Salon de Montrouge / / 2007 Wonderland, expo collective, Galerie Shirman et Debeaucé, Paris / / Visites dessinées, expo collective au CNAM (musée des Arts et métiers), Paris / / 2006 : Exposition au Passage, Aix-en-provence / / 2008 Prix du Salon de Montrouge / / 2007 Prix de dessin Diamond / / Prix Pierre Cardin.

http://saradomenach.over-blog.com

Invisible

Création de Tomek Jarolim

De son IUT en génie informatique, Tomek Jarolim a conservé le goût pour les programmes et les codes, cette grammaire informatique inflexible et objective qui, via l’outil ordinateur, ne laisse aucune place à l’arbitraire. Enfin, pas jusqu’à ce qu’on en arrive à Invisibles. Soit deux écrans LCD, « accrochés au mur, comme des tableaux », reliés à deux ordinateurs soumis à deux programmes. A l’aide de ces derniers, il demande à la machine d’afficher de plus en plus vite et ce en boucle (renvoi au comportement humain qui, lorsqu’il n’arrive pas à faire quelque chose, tente de le faire autrement) du rouge du vert et du bleu sur un des écrans (soit RVB, les trois couches basiques en numérique) qui théoriquement doivent donner du blanc. Et sur l’autre du noir et du blanc, soit le mélange du plein (en affichage numérique, le blanc est la valeur maximale) et du vide (lorsque aucun pixel n’est venu taper l’écran). Résultat ? La machine est incapable d’exécuter ces deux fonctions pourtant simplissimes. Et arrive très vite à saturation. Donc au bug (renvoi au bug humain, la persistance rétinienne). D’un côté, le blanc n’est jamais vraiment blanc ; de l’autre, ce n’est jamais vraiment ni du vide, ni du plein. Et cet entre deux c’est peut-être, justement, le commencement de la subjectivité ; née d’une machine pourtant réputée infaillible. Qui au lieu de rester dans sa fonction d’outil, se met à créer de la lumière interpellant l’œil du spectateur ; l’interaction peut alors commencer.

- Tomek Jarolim

Né le 20.06.83 / / 2004 Diplôme universitaire de technologie en génie informatique à l’IUT d’Aix-en-provence / / 2007 Diplôme d’arts plastiques à l’école supérieure d’art d’Aix-en-provence / / 2008-2009 Dernière année des Beaux arts en vue du DNAP, Aix-en-Provence / / Graphisme et web : 2005 création du site de pernambuco, art contemporain et pop culture, Aix - 2008 création de visuels, logotype et identité visuelle de la Locomotive, compagnie de danse contemporaine pour enfant / / Scénographie & performances sonores 2008 Shades of wight, scénographie numérique pour Bruno Péré, dans le cadre du festival les Affluents / / Expositions 2006 Le manège, un délire psycho-rotatif, installation collective à Arborescence 2008 Sans_titre 1.0 organisation d’un festival artistique aux Beaux arts d’Aix / / Rouge vert bleu, installations et présentation de l’exposition Tout doit apparaître / / 2009 Invisibles, installation, exposition au centre ville d’Aix.

tomekjarolim.free.fr

Passage à l’infini

Création de Marjorie Brunet

Passage à l’infini : deux diptyques inspirés de L’art de rêver de Carlos Castaneda. Mais pas forcément de l’œuvre en elle-même, plutôt de la démarche de son auteur : tenter de décrire une spiritualité. Lui a utilisé des mots, Marjorie Brunet, des photos. Car comme elle le dit, la photographie n’est après tout qu’un médium. Et d’ailleurs la sienne est extrêmement proche de la peinture, notamment classique : travail de la lumière, goût pour le cl air obscur, sens du détail, prépondérance de la mise en scène. Qui commence ici avec le diptyque, sorte de face à face avec soi-même, construit autour de notions impliquant non seulement un passage de l’une à l’autre mais aussi une interdépendance : la vie / la mort, le conscient / l’inconscient, le dehors / le dedans. « Un voyage intérieur… inabouti, forcément » dit son auteur. Mais quand même, quelques éléments, à commencer par celui dans lequel sont plongés ses modèles : l’eau. Inspirée par le travail de Michel Redolfi et celui du vidéaste Bill Viola (qui fut pour elle un vrai déclencheur) autour de cet élément, elle en fait ce lieu de passage, ce révélateur où les modèles dégagent quelque chose qui ne leur appartient pas (plus ?). Et si la surface de l’eau –la frontière ?- se distingue encore, la verticalité des portraits renvoie là encore à la spiritualité, à la question de l’âme ; ou brouille encore un peu plus les pistes. Jusqu’à rendre impossible ce passage à l’infini ? A vous de voir…

- Marjorie Brunet

Née le 20.11.85 / / 2008 / 2009 : Ecole Supérieure d’Art d’Aix-en-Provence, 5ème année aboutissant au DNSEP / / Sept 2007-Jan 2008 Art institute at Bournemouth, UK Echange Erasmus en photographie et en cinéma / / Juin 2007 DNAP (Diplôme National d’Arts Plastiques) / / 2003-2005 Université Paris 1, Arts Plastiques, Paris, France / / 2003-2004 Ecole d’Arts Plastiques-préparatoire pour les Grandes Ecoles d’Art, Paris / / 1999-2001 Formation comédien au théâtre Ana Julia Rojas, Caracas, Vénézuéla / / Juin 2009 Festival d’Art Lyrique Aix-en-Provence Spectacle « Orphée », scénographie / / 2008 Exposition Greenwashing manifestation sur le blanchiment écologique ou l’envers de la pub « Tire la chasse ! », sculpture numérique Marseille / / 2006 Festival Arborescence Aix-en-Provence / / 2006, festival sur les arts numériques « Le manège » : spectacle psycho-rotatif », installation et performance.

www.marjoriebrunet.com