Exhibition "Dessine-moi un mutant"

06.05 > 08.01.09

Scène Numérique / Fondation Vasarely, Aix-en-Provence

Genesis by Eduardo Kac

Installation . BR . 1999

Genesis is a transgenic artwork that explores the intricate relationship between biology, belief systems, information technology, dialogical interaction, ethics, and the Internet. The key element of the work is an "artist’s gene", a synthetic gene that was created by Kac by translating a sentence from Genesis into Morse Code, and converting the Morse Code into DNA base pairs according to a conversion principle specially developed by the artist for this work. Eduardo Kac is internationally known for his interactive installations on the Internet and his bio-art. At the end of the 20th century, many viewers were shocked by Kac’s “transgenic pieces”, starting with Genesis (1999), an installation that includes the internet; and later his fluorescent rabbit, Alba (2000).

Genesis was shown for the first time at the Ars Electronica Festival in Linz, Austria, and has since then toured the world. In 2009, it celebrated its 10th year of exhibitions.

With the support of IVAM – Institut Valencia d’Art Moderne.

(translation by Leila Bordreuil)

Le Bestiaire Numérique

Audiovisual installation, international collective creation 2009.

Le Bestiaire Numérique (the electronic bestiary) is an artistic creation produced by Seconde Nature. Visitors to the exhibit are immersed in a circular gallery of mirrors, a world of mobile objects and chimeras, optical illusions created with the artifice of two-way mirrors. Le Bestiaire Numérique used this original stage design to structure a collection of audio-visual creations commissioned to visual artists, video artists and musicians, who work on the notion of hybridizing, as well as on the creation of mutants as archetypes of our social imaginary. As they walk through the installation, visitors will discover a digital mutant behind every mirror, as if they were looking through the window of a vivarium.

With the projects of:

Alive and Gone : Régis Cotentin, music by Lavender Hill). Alain Fleischer’s Epidermia Bestiarium 2009 : video by Marcel Li Antunez, music by Carles Lopez, Translation Jugulaires - Thomas Israel, music by Gauthier Keyaerts aka The Aktivist, Chienman: video and music by Du Zhenjun, Franzenman: video and music by Transforma.

(translation by Leila Bordreuil)

Augmented Reality by Adelin Schweitzer / redSugar

Installation by Adelin Schweitzer / redSugar . Fr . 2009

Through the development of a portable man/machine interface, the artwork Augmented Reality questions the human being’s perception of reality and the constraints it generates. At the same time, Adelin Schweitzer seeks to outline a new cartography that allows the exploration of different responses on the part of the audience.

This project is structured through two major moments: the collection of data-gathering through field work experience, and the exhibition of these “fragments” as while they are being recreated.

The artwork focuses particularly on the potential for the audience to become engrossed by the sensations felt by these different “subjects”. With a help of a stereoscopic projection technique, the audience is plunged into this three-dimensional subjective vision as close as possible to the real experimental conditions. The point is to propel the audience into other sensory, spatial and temporal dimensions. The use of GPS data, video and sound also contribute to the composition of a new cartography of spaces of exploration.

A coproduction of METAL (Liverpool)Seconde Natre, redSugar

www.a-reality.org

(Translation by Leila Bordreuil)

Hunting trophies de France Cadet

Installation . FR . 2008

France Cadet s’interroge sur la question du vivant, sur la relation ambiguë entre les espèces et plus précisément sur la relation homme-animal, qu’il soit robotique ou de chair et de sang. « Dog[LAB]01 » présentait ainsi un ensemble de robots chiens modifi és et reprogrammés pour obtenir de nouveaux comportements selon leur hybridation. Dans « Hunting Trophies », France Cadet dévoile une collection de trophées de chasse robotiques qui réagissent au passage des visiteurs et expriment leur mécontentement d’avoir été chassés, traqués, tués, dépecés et exposés en icônes décoratives. Ce travail pose également diverses interrogations sur la qualité, la fonction et l’intégration des robots dans notre société.

Road Music de Peter Sinclair

Dispositif embarqué . FR . 2009

Nous avons tous eu la sensation un jour en écoutant de la musique dans une voiture, d’une synchronisation presque magique entre la musique diffusée, le paysage qui défi le, la vitesse, le ronronnement du moteur, et le rythme de la route… Et puis, cela cesse. L’instant magique laisse place à l’habitude du même tempo, le trafi c ralenti n’est plus en phase avec le rythme, le soleil passe derrière un nuage, un rond-point casse la fl uidité de la route, et la synchronisation est perdue. RoadMusic propose de résoudre ce problème : la musique jouée dans la voiture est entièrement générée par la voiture elle-même. Ainsi les mouvements continus, les événements ponctuels, les vibrations dûes à la surface de la route, le défi lement du paysage visuel, tout contribue à créer les séquences sonores, tout en maintenant le lien imaginaire entre musique et paysage.

Pol de Granular Synthesis

Installation . DE . 1998 /2008

À partir de 7 écrans d’où irradie le visage de la chanteuse Diamanda Galas, POL assaille puis envahit physiquement et mentalement le spectateur. Le son, matérialisé, sculpté, encercle l’auditoire. Poussé à l’extrême, le martèlement des images et du son provoque des réactions proches d’un état de transe. Chaque individu, bouleversé dans ses repères sensoriels, est amené à vivre une expérience à la fois personnelle, totale et unique. Granular Synthesis est le fruit de la rencontre de deux artistes multimedia, Kurt Hentschläger et Ulf Langheinrich, qui s’efforcèrent de fondre la vidéo et le son en un seul et même médium. Le concept de synthèse granulaire est issu de l’univers de la synthèse sonore. La volonté de travailler les matériaux sonores et visuels comme un tout cohérent a amené Kurt Hentschläger et Ulf Langheinrich à transposer ce concept au champ de la vidéo.

Chienman de Du Zhenjun

Installation . FR / CH . 1997

La première séquence de cette installation nous présente une créature mi- homme mi-chien : Chienman. Selon les parties du corps de Chienman que le spectateur choisit de survoler à l’écran tactile, celui-ci se dédouble et commence à se battre hargneusement contre lui-même. 13 postures de combat sont proposées, toutes faites d’un corps à corps entre deux mêmes ombres - celles du corps dédoublé de Chienman. Indéfi niment le spectateur peut manipuler, jouer, rebondir d’une agression à l’autre, d’un « mal » à l’autre. La violence sonore et visuelle de cette œuvre cherche à mettre en scène la férocité de nos sociétés.

Shout de Vincent Elka

Installation interactive . FR . 2007 / 2009

Vincent Elka est un artiste français venu du graffi ti (dont il fut l’un des principaux agitateurs sous le nom Lokiss). Passé depuis par l’internet et l’activisme graphique, il remporte en 2007 une mention honorable à l’Ars Electronica avec son installation interactive « Sho(u)t ». À l’invitation de Seconde Nature, il en a imaginé une version 02 qui confronte le spectateur à un corps et à un visage réagissant à ses mots et émotions, transpercées par des traits et des fi gures géométriques colorées. Une expérience à vivre intimement. « Le but de « Sho(u)t » est d’abolir une hiérarchie entre spectateur et oeuvre d’art. Basée sur un processus de reconnaissance d’émotions, mon installation comporte une dimension aléatoire qui accepte sa propre déstructuration. Rien ne doit sortir intact de cette rencontre ». Vincent Elka.

La dispersion du fils - Jean Michel Bruyère/Lfks - AVIE

France, 2009

La Dispersion du Fils exploite l’abondance des sources image et son de LFKs (plus de 500 films réalisés entre 1999 et 2007, par une équipe artistique homogène, sur des sujets et/ou des motifs connexes) et les assemble en un seul immense objet : un environnement vidéo panoramique 360 degrés, 3D, interactif, conçu dans le système AVIE (Advanced Visualisation and Interaction Environment) du iCinema UNSW (Sydney).

Dans le ventre héliaque de la Petite Chienne

Par erreur ayant mangé leur jeune maître qu’Artémis osée nue avait tourné en un cerf, les chiens d’Actéon dans la montagne une année entière restèrent à le chercher ; ils l’aimaient. Et si Actéon dans leurs ventres était encore pour un temps partout avec eux, ils ne le trouvaient bien sûr nulle part. Ce n’était pas qu’il ne fût plus là, c’était qu’il était plus que là : il était en eux, à les nourrir de ses propres morceaux. Il était ce que la fi bre de milles muscles lancés à sa recherche consommait en pure perte. Et ses chiens ne pouvaient cesser de l’espérer dans la forêt, d’autant qu’involontairement ils l’y répandaient peu à peu par leurs crottes dispersées, ils l’y jetaient contre les arbres à grands traits de pisse. Ainsi, partout où ils allaient pour le chercher, ils déposaient sans le savoir quelque chose de lui, en quoi s’affola toujours plus leur fureur à le trouver là. Après une année, la horde avait brûlé une telle masse de désir et d’effort que la montagne d’abord en fût échauffée et bientôt la Terre entière et si fortement même qu’elle parut prête à brûler sur elle, à se consumer comme le Soleil, dont elle semblait alors s’être tant rapprochée. Entre la planète et l’étoile, il n’était plus rien qu’un petit fossé dans lequel à l’aube du premier jour de la seconde année les chiens d’Actéon en vinrent à se jeter et mourir aussi fous qu’épuisés. Ainsi naquit la constellation du Chien, Sirius la torride, notre Canicule, dont le lever héliaque chaque 365,25 jours brûle les forêts, échauffe les esprits, répand les épidémies de suicide et de rage. Les visiteurs de la Dispersion du Fils font un voyage, un va et vient entre l’intestin et le ciel, entre les viscères et l’étoile, entre chien et chaud. Ils avancent, dans un corps animal, jusqu’au corps céleste. Tout autour d’eux vient, passe et revient un cahos d’images ; c’est la mémoire d’Actéon portée par les chiens qui le cherchent, c’est son impensable expérience. Elle revient, oui, elle insiste. Mais en morceaux et telle qu’elle fut dispersée : dans le sang et la hargne.

L’avancée technologique, la nouveauté, ici, nous renvoie où nous n’étions pas encore allés : à l’archaïsme du mythe de Diane et Actéon. Elle permet un retour vers les origines par un chemin jamais emprunté, elle ouvre une remontée par l’insu et vers un point d’origine jamais atteint : elle nous autorise enfi n une anabase. Si poteris. Si poteris, licet. Jean Michel Bruyère

La Dispersion du Fils : Jean Michel Bruyère avec Matthew McGinity, Delphine Varas et Thierry Arredondo. Conception, Tournage et Réalisation : Jean Michel Bruyère. Logiciel et Graphisme : Matthew McGinity. Montage et Post-production : Delphine Varas. Musique et Son : Thierry Arredondo. Développement. Logiciel iCinema : Xin Guan, Ardrian Hardjono, Jared Berghold, Alex Kupstov. Conception technique de l’installation : Damian Leonard, Robin Chow, Marc Chee, Densan Obst. Extraits de CaMg(CO3)2 filmés avec la PanoramaCamera du ZKM et assemblés par Bernd Lintermann. Développement de la PanoramaCamera du ZKM en collaboration avec Jeffrey Shaw. Coproduction LFKs, Marseille, Epidemic, Paris, Berlin, UNSW iCinema Centre, Sydney, Le Volcan Scène Nationale, Le Havre. Cette oeuvre a été inspirée de et créée pour l’environnement AVIE (Advanced Visualisation and Interaction Environment) développé au UNSW.