Plage de Dominique Gonzalez-Foerster

2001 | 35:15

Cette séquence mélancolique offre un panorama hypnotisant de la plage surpeuplée de Copacabana à six heures du matin, où l’on voit notamment des flashes ensorcelants, des feux d’artifices et une soudaine averse.

Une plage, la nuit - des gens habillés tout en blanc, La camera longe le bord de l’eau et respire avec les vagues, on entend une voix, qui se transforme lentement en chanson. On quitte la plage et on commence a percevoir la rue, la foule tout en blanc qui se déplace dans tous les sens. On entend une deuxième voix qui parle des dessins sur les trottoirs de Copacabana. On survole les grands dessins sur les trottoirs, la foule semble tenir compte des dessins de manière inconsciente. Certains dessins rappellent directement le motif des vagues. Une troisième voix raconte un souvenir sensuel. On revient lentement vers la plage éclairée par de grands projecteurs, la foule en blanc et des petits feux dans le sable. C’est maintenant la voix d’un architecte qui raconte deux projets pour Copacabana. On sent les bâtiments se construire sur la plage a travers son récit.

Changement de plan - Extérieur nuit - Plage - Explosions : Les gens au bord de l’eau sont éclairés par des explosions colorées, ils regardent vers le ciel. Atmosphère volcanique, guerrière et festive a la fois. La camera se déplace dans la fumée et les explosions, la fumée s’éclaircit et on reconnait les dessins des trottoirs de Copacabana - Mais les explosions continuent. On entend une voix qui semble provenir d’une radio. la fumée empêche de voir la foule, on revient vers plage. On entend une autre voix qui parle d’utopie humaine réalisée... Les explosions sont terminées, il pleut. On se déplace sur les dessins, d’immenses dessins de vagues en noir et blanc, il y a beaucoup de parapluies, une impression de comédie musicale spontanée. La foule se déplace...