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REENCHANTER LA REALITE

REENCHANTER LA REALITE

Dans « Mirages & miracles », toutes les œuvres, du petit au grand format, associent une image immatérielle et un élément de décor réel. Le visiteur se laisse aller à la rêverie et découvre grâce au dispositif technologique des « objets à réaction poétique ».


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Toutes les œuvres de l’exposition ont été pensées ensemble, sous un thème commun – celui de la pierre – l’exposition se présente donc davantage comme un environnement interactif, dans lequel le spectateur est amené à déambuler, que comme une succession d’oeuvres. La pierre, a priori, a plutôt une connotation négative, nous sommes « malheureux comme les pierres », nous avons « un coeur de pierre » ; elle est ce qui ne bouge pas, ce qui ne fait pas de bruit, « on dort comme une pierre » ; mais en même temps, elle est la mémoire du monde, les choses dont il faut se souvenir sont « à marquer d’une pierre blanche ».

Munis d’une tablette, les spectateurs découvrent la face cachée du monde, ce que l’on ne voit pas à l’oeil nu, des objets inanimés prennent vie par l’intermédiaire de l’écran. L’écran devient une prothèse, une extension de nous-mêmes qui nous permet d’accéder à un niveau de conscience des choses qui nous est normalement interdit. À la fois mirage, car l’image se dérobe lorsque l’on cherche à l’atteindre ; et miracle car le monde de l’inanimé, la géologie, s’anime. C’est donc la perception du spectateur qui est au coeur des préoccupations des artistes : dessins augmentés, dispositifs d’illusions holographiques, casque VR, le numérique nous unit à des choses bassement matérielles que nous ne prenons jamais le temps de regarder autrement. Les pierres, cailloux, et autres roches s’animent, ont désormais une âme (sorte d’animisme contemporain où le numérique amène à la métaphysique). Cette vision à la fois poétique et animiste du monde rend perceptible l’invisible, le mouvement des mutations des couches géologiques, l’apparition du monde comme son érosion.

Dans le déploiement de l’univers virtuel superposé au réel, l’image numérique incarne notre imaginaire. La lourdeur de la pierre est contredite par l’immatérialité des images qui émanent d’elle par l’entremise de la tablette ; le lourd/le léger ; la matérialité/l’immatériel ; le virtuel/le réel ; autant de dichotomies qui s’entrechoquent à chacun de nos déplacement de spectateur. Les pierres bougent, respirent, parlent… En interrogeant le contour de ce que propose le vivant, c’est notre Histoire qui nous est révélée, le Tempo geologico comme le temps que nous passons devant les œuvres, nous sommes ici et maintenant et à la fois dans un temps de l’imaginaire. Puisque, pour paraphraser Jean-Pierre Siméon « un poème, c’est quand tu entends battre le coeur des pierres » (Ceci est un poème qui guérit les poissons).



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